Réponse à Calixte Belaya : Ne soyez pas une « aggrave-affaire »
Mme Belaya, suite à votre article « COTE D’IVOIRE: QUAND UN PAYS EST DIRIGE PAR DES TOTOS » ci-dessous, nous vous adressons ce qui suit:

1. Sur la forme :
a. on écrit civils et non…civiles
b. il ya quelques autres fautes d’orthographe mais là n’est pas notre propos.
2. Le fond:
Pour rappel, nous ne sommes pas liés à un quelconque parti politique.
Nous sommes des Ivoiriens soucieux de travailler à faire revenir la paix dans notre pays.
Nous nous déclarons pacifistes et non-violents mais lucides.
Nous ne désignons pas de coupables, mais nous voulons montrer les victimes.
Toute action de nature à envenimer la situation actuelle nous fait réagir.
Oh, non! Ne vous attendez pas à des insultes de notre part. Nous invitons tous les lecteurs,participants à éviter de tomber dans ce piège absurde de l’invective et du dénigrement.
Quelque soit ce que nous pouvons reprocher à notre interlocuteur, nous essayons avant tout de contenir nos émotions et de répondre le plus calmement possible.
Nous sommes étonnés et mécontents par la légèreté avec laquelle vous écrivez ceci:
« Ce commando qui pour tout observateur un peu averti ne saurait être constitué de simples civiles aussi opposants soient-ils, mais de personnes aguerries aux choses de la guerre si l’on considère leur méthodologie, leur technique d’action, leur manière d’agir.
Ce commando dont on ignore tout et dont le souci premier est de préserver la vie humaine, notamment celle des civiles, semble être formé de personnes douées d’une grande intelligence, d’un sens de responsabilité étatique. »
Pour votre information, à Dabou il y a eu 3 civils de tués (nous ne savons pas par qui c’est vrai).
Savez vous où cela s’arrêtera?
Si cette situation vient à perdurer êtes-vous sûre qu’il n’y aura aucun … CIVIL de tué?
Si vous savez pas à quoi peut ressembler un ou ivoirienne mort(e) nous vous invitons à visiter cette rubrique: alors la glorification que vous faites de ces actions est gênante d’un point de vue intellectuel.
Imaginez la même action dans votre pays (la France) … Pensez vous pouvoir écrire la même chose?
Concernant les attaques du 09 septembre 2011 aux USA, auriez vous pu écrire ces mêmes mots? (Lisez le Patriot Act. Vous comprendrez).
Quelque soit la cause que vous défendez (nous vous le reprochons pas. C’est votre droit), apprenez la mesure!
Oui, que vous luttiez pour la libération de M. Gbagbo, c’est votre droit.
Que vous luttiez pour la libération des personnes de son camp, emprisonnées c’est encore votre droit.
Mais sachez que l’apologie d’une action qu’un état considérerait comme un acte de guerre peut être considérée comme … terroriste.
Ce n’est pas parce que nous sommes en Afrique et en Côte d’Ivoire que vous pouvez vous autoriser à le faire sans réfléchir…
Alors de grâce, évitez de jouer aux « aggrave-affaire ».
Il y a beaucoup à faire entre nous Ivoiriens pour que vous veniez en rajouter.
Nous condamnons toute forme de violence: de la mort d’un soldat de la nation au vandalisme d’un siège de parti politique.
Nous ne voulons qu’une chose: la paix en Côte d’Ivoire.
Texte de Calixte Belaya
COTE D’IVOIRE: QUAND UN PAYS EST DIRIGE PAR DES TOTOS
C’est curieux, oh combien, certains événements vous laissent perplexe, sans voix presque.
Depuis ce matin, I télé diffuse en boucles, en ronds et en debacle, l’information selon laquelle les FRCI aurait attaqué le siège du FPI, brûlé celui du journal le temps, blessé au passage quelques gamins réunis en blablaterie politique.
J’en suis étonnée d’autant que cet acte ne saurait relever d’un Etat digne de ce nom, de responsables politiques conscients de leur rôle dans la société !
En effet, ce n’est nullement au siège d’un parti politique ou d’un journal, qu’on saurait venir attraper des soi-disant assaillants ou commandants qui depuis plusieurs semaines, tiennent les FRCI en échec dans plusieurs villes Ivoiriennes.
Ce commando qui pour tout observateur un peu averti ne saurait être constitué de simples civiles aussi opposants soient-ils, mais de personnes aguerries aux choses de la guerre si l’on considère leur méthodologie, leur technique d’action, leur manière d’agir. Ce commando dont on ignore tout et dont le souci premier est de préserver la vie humaine, notamment celle des civiles, semble être formé de personnes douées d’une grande intelligence, d’un sens de responsabilité étatique. Il ne saurait donc s’agir de simples pro-Gbagbo comme aiment à l’avancer les autorités Ivoiriennes ; Les pro-Gbagbo que personnellement j’appelle des syndicalistes tant ils sont doués pour les manifestations pacifistes, la mobilisation à travers les rues de Paris et d’ailleurs.
Faudrait-il rappeler aux FRCI que l’armée d’un pays n’est pas aux ordres des politiques, mais est là pour protéger les citoyens et la souveraineté de la Nation. En aucun cas, une armée digne ne saurait retourner ses armes contre la population ; en aucun cas, elle ne saurait procéder à des arrestations arbitraires, à la torture, aux meurtres sous prétexte que celle-ci serait opposer au régime en place;
L’armée d’un pays est pérenne et doit survivre aux hommes politiques, aux aléas historiques qui perturbent souvent la bonne marche d’une nation…
Ces actes de barbaries perpétrés contre des journalistes ou de hommes politiques ne peuvent en aucun cas apaiser, calmer les tensions…. Tout au contraire, ils exacerbent les haines, renforcent l’idée selon laquelle il conviendrait d’en découdre.
Les FRCI rétorqueront peut-être qu’ils étaient à la recherche des documents au siège du FPI et du journal le temps, documents qui leur auraient permis d’arrêter le commando inconnu. Peut-être. Sans doute. Mais pour cela, un Etat n’a nul besoin d’agresser des civiles, de saccager des lieux… Il suffit juste de demander pacifiquement la perquisition des lieux. Si Etat agit différemment, alors, il ne s’agit plus d’un Etat, mais d’un groupuscule de voyous, de mafieux et autres bandits de grands chemins… Si un Etat agit différemment, incontestablement on peut les appeler une bande de TOTO, vous savez mes amis, lorsque Mamadou et Bineta allaient encore à l’école
Calixthe Beyala
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