Article « Tuerie des femmes d’Abobo »: du négationnisme? [MAJ]

Dans le document qui suit, M. Alain Dogou, ministre de la Défense de Laurent Gbagbo à l’époque des faits, donne sa version sur « Les tueries des femmes d’Abobo » dans le journal « Notre Voie ».

L’original de l’article est ici.

Ce résumé et la mise en forme qui suivent,  sont  du site CIVVR et ont pour objectif de mettre en exergue les parties que notre équipe a trouvé structurantes pour la compréhension des arguments.

N’y voyez pas là une infirmation ni une confirmation de cet article: gardez en tête que nous tenons absolument à notre indépendance intellectuelle.

La Vérité, rien que la Vérité… dusse t’elle nous rougir les yeux.

Pourquoi ces mises en forme? Nous ne sommes pas des esthéticiens ni des communicants. Mais l’article original ainsi que la plupart des articles de nos journaux Ivoiriens sont écrits diffusés sur Internet comme des fax. Cela n’aide pas à la compréhension. (D’où la mode de la titrologie en vigueur dans notre communauté. Journalistes Ivoiriens apprenez à mettre en forme vos articles sur Internet. On n’écrit pas sur Internet comme dans un livre… )

 

Notre page « Qui sommes nous » est la plus visitée car nombre de nos visiteurs doivent se poser cette question: pro-Ouattara ou pro-Gbagbo?

Nous le rappelons encore une fois que notre site n’appartient pas à une quelconque famille politique, ce qui ne nous empêche pas à titre individuel d’avoir nos opinions. Nous parlons avec TOUT le monde dans un esprit de Réconciliation. Car nous l’appelons de tous nos voeux pour ne plus que ce pays retombe dans l’horreur. Le point commun qui nous anime est le respect des droits humains dans la NON-VIOLENCE.

Nous avons été choqués, meurtris et abasourdis à la vue des images qui nous sont parvenues. Ces filles, ces femmes et ces hommes anonymes, que nous ne connaissions pas, sont devenus par leur destin tragique nos filles, soeurs, mères, frères et amis.

Cette Affaire a motivé en partie la création de ce site.

Il faut faire la lumière sur cet évènement tragique qui a coûté la vie à:

Femmes Victimes à Abobo Mars 2011 
01 Bamba Nachamy Article Tuerie des femmes d’Abobo: du négationnisme? [MAJ] Bamba Nachamy  TOURE ADJARA 237x300 Article Tuerie des femmes d’Abobo: du négationnisme? [MAJ] Touré Adjara 
 02 kone mariam Article Tuerie des femmes d’Abobo: du négationnisme? [MAJ]  Koné Mariam  OUATTARA GNON ROKIA 216x300 Article Tuerie des femmes d’Abobo: du négationnisme? [MAJ]  Ouatarra Gnon Rokia
 03 Coulibaly Fatoumata Article Tuerie des femmes d’Abobo: du négationnisme? [MAJ]  Coulibaly Fatoumata  05 Sylla Malo Article Tuerie des femmes d’Abobo: du négationnisme? [MAJ] Sylla Malo

Ces photos que voyez nous ont été envoyées par les familles des victimes d’un drame qui a eu lieu le 03 Mars 2011 à Abobo.

Tous les messages les accompagnant (voir les pages individuelles) relatent le même fait:

à savoir le décès de ces Filles et Femmes le même jour suite à un tir de char.

Que s’est il passé le 03 Mars 2011 à Abobo?

[box title= »Informations » color= »#333333″]Plusieurs jours sont passés depuis la mise en ligne de cet article. N’ayant pas encore eu de contradiction au fait relaté par les parents des Victimes, nous maintenons que nier qu’il y ait eu le 03 Mars 2011 à Abobo un « tir de char » semble être du négationnisme jur pus et qui ne va pas dans le sens de la Réconciliation attendue et voulue par une grande majorité d’Ivoiriens.

Notre position doit être comprise dans le sens de la défense de la Mémoire des Disparus. Ce n’est pas de la partisanerie (Nous en défendons à longueur de pages…) Les photos sont là. Les noms publiés. Le quartier c’est Abobo. Si quelqu’un conteste, il lui suffit d’apporter ses preuves.

Nous n’accusons personne: soyons clairs. Qui a tiré? Nous ne le savons pas. Et ce n’est pas notre « mission » d’accuser.

Mais nous sommes sûrs jusqu’à preuve du contraire qu’un tir de char a bien eu lieu ce jour-là 03 Mars 2011 à Abobo et a provoqué la mort de 6 (six) jeunes femmes innocentes[/box]

 

Les commentaires sont ouverts mais seront filtrés : pas d’injures, ni de commentaires à l’emporte-pièces. C’est une affaire Très sérieuse et nous n’avons pas l’intention de nous laisser entraîner dans des palabres aussi enfantines qu’abjectes. Respectons les Victimes, TOUTES les Victimes.

D’autres drames sont à élucider pour pouvoir avancer dans la compréhension de l’horreur qu’a subit la Côte d’Ivoire (Marche sur la RTI, Duékoué, les bombardements journaliers de la Commune d’Abobo, Koumassi etc…). 

Voir Le Mémorial des Victimes

 Information:

Dans la suite CIVVR désigne le site actuel Vérité-Réconciliation.


Début de l’article de « Notre Voie »

« Que la partie civile de la crise commence… » .

Tel a été l’unique vœu formulé par le président Laurent Gbagbo, le jour même où il a été bombardé, renversé par l’armée française et remis aux miliciens de M. Alassane Ouattara, les ex-Forces nouvelles (rébellion armée). Depuis ces mots prononcés le 11 avril 2011, la macabre barbarie des armes le cèdent progressivement aux débats sur les grands crimes contre l’humanité dans le pays.

Dans le document qui suit, M. Alain Dogou, ministre de la Défense de Laurent Gbagbo à l’époque des évènements qui ont marqué l’accession armée au pouvoir de M. Alassane Ouattara, apporte un éclairage capital sur « les tueries des femmes d’Abobo ». C’était l’alibi de toutes les interventions armées meurtrières les plus spectaculaires de la France et de l’ONU contre la Côte d’Ivoire. Un document que le CNRD (pro-Gbagbo) doit transmettre à la Cour pénale internationale (CPI) pour la suite de ses enquêtes.

Selon son porte-parole, le président Laurent GBAGBO en détention préventive à Korhogo a instruit ses avocats à l’effet d’engager les procédures idoines pour que la vérité éclate dans l’affaire des femmes du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) qui auraient été tuées le 3 mars 2011, alors qu’elles manifestaient les mains nues dans la commune d’Abobo. La chambre d’enquêtes préliminaire n°3 de la Cour Pénale Internationale a demandé au procureur, l’ouverture d’une enquête sur les événements postélectoraux survenus en Côte d’Ivoire. En attendant l’aboutissement de ces procédures judiciaires, je voudrais en ma qualité de Ministre de la Défense d’alors, présenter d’abord mes condoléances aux familles de toutes les victimes de cette crise, ensuite apporter mon témoignage sur l’affaire des femmes d’Abobo, et enfin partager des interrogations sur cette affaire douloureuse vécue à l’époque par le gouvernement du professeur Aké N’Gbo.

1- Les faits

  • jeudi 3 mars 2011 (attention sous titre CIVVR)

Lee jeudi 3 mars 2011, autour de 14 heures, au sortir du Conseil hebdomadaire de Ministres, le premier coup de fil que je reçois lorsque je reprends mon Global Système Mobile (GSM), est celui d’un journaliste de Radio France Internationale (RFI) qui voulait avoir mon opinion sur l’assassinat de sept (7) femmes tuées à l’arme lourde à Abobo.

Je lui réponds que c’est lui qui m’informait et lui ai demandé de me situer le lieu exact des faits qu’il me rapportait ainsi. Il me rétorqua qu’il ignorait lui-même le lieu exact mais, on lui a dit que c’était à Abobo à un carrefour.

Je lui ai demandé lequel des carrefours de la grande commune d’Abobo ?

Il m’a répondu qu’il ne connaissait pas bien la commune d’Abobo et qu’il n’était pas sur les lieux des faits qui lui ont été rapportés par une source qui n’en savait pas plus non plus. J’ai encore demandé s’il avait échangé au préalable avec ses confrères qui ont certainement plus d’informations que lui, ce qui me permettrait de diligenter rapidement, relativement au contexte, une enquête des Services d’intelligences dans l’attente des rapports des Services opérationnels. Il me répondit qu’eux non plus, n’en savaient pas plus que lui. Je lui ai alors conseillé de se rapprocher des Services du ministère de l’intérieur qui sont compétents à un premier niveau pour l’encadrement des manifestations publiques.

A peine ai-je raccroché avec le journaliste de RFI que mon collègue, ministre de l’Intérieur m’appelle pour me dire qu’il venait de raccrocher avec un journaliste de l’Agence France Presse (AFP) qui l’a interrogé sur une prétendue répression par les FDS d’une marche de femmes RHDP à Abobo qui aurait occasionné six (6) morts.

Je lui rapporte le contenu de mon entretien téléphonique avec le journaliste de RFI et mon collègue me dit que ce sont à peu près, les mêmes questions qu’il a posées au journaliste de l’AFP qui n’avait pas plus d’informations que celui de RFI.

Dix (10) minutes plus tard, c’est le Ministre Porte-parole du Gouvernement Aké N’GBO, qui m’appelle au téléphone parce qu’assailli dit-il, par des journalistes de la presse étrangère qui réclamaient une déclaration du Gouvernement sur la répression sanglante par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) d’une marche de femmes à Abobo.

J’entre alors en contact avec le Commandant Supérieur de la Gendarmerie puis le Chef d’Etat Major pour en savoir un peu plus sur cette prétendue affaire. Ils me répondirent l’un après l’autre qu’ils n’en savent rien. Je leur demande néanmoins d’interroger leurs différents collaborateurs sur le terrain pour être situés sur ces allégations contre les FDS et de me faire parvenir un rapport circonstancié.

Dans le même temps, les chaînes de télévisions françaises :

I-Télé et France 24 diffusaient en boucle, des images d’une prétendue marche de femmes à Abidjan réprimée violemment par les FDS ayant occasionné (six) 6 morts.

A l’évidence, les images qui sont diffusées pour illustrer les commentaires étaient des images d’archives d’une manifestation qui s’était déroulée quelques mois plutôt dans une autre commune d’Abidjan.

Mais, pour « tromper » les téléspectateurs, la mention « images d’archives » ne figurait ni en haut ni au bas de l’écran comme l’exige la déontologie en la matière.

Les commentaires tendaient à montrer au contraire, que c’était des images de la marche qui avait commencé dans une ambiance de gaieté, le jeudi 3 mars 2011 et qui par la suite, aurait été dispersée à l’arme lourde par des FDS.

Après les investigations de la Police et de la Gendarmerie, l’Etat Major des FDS a produit et rendu public le 4 mars 2011 un communiqué dans lequel il ne se reconnaissait pas dans une prétendue tuerie de femmes à Abobo à l’arme lourde consécutivement à une marche.

  • vendredi 4 mars 2011 (Attention sous titre CIVVR)

Plus tard, au cours de la journée du vendredi 4 mars 2011, des images étaient diffusées sur des sites Internet où l’on voyait en gros plan, des hommes, des enfants et des femmes dans un fond de grand bruit puis soudain, une femme à terre avec du sang ou de l’éosine sur la tête, la camera fait un gros plan sur elle, et l’on voit qu’elle tente de se relever et quelqu’un lui souffle de se recoucher et on revoit la jeune dame en train de se recoucher effectivement.

Le cameraman certainement amateur va plus loin, fait un « balayage » rapide et présente en gros plan une femme dont la tête a explosé.

Puis, dans un « zoom arrière », la camera montre le passage d’un blindé, d’un véhicule de Police et d’une ambulance.

[Ajout de la vidéo par CIVVR]

 

Suite Page 2

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😉

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