| De nombreux médias se sont intéressés à l’évolution de la situation dans l’ouest de la Côte d’Ivoire dans le contexte des violences post-électorales puis de la sortie de crise.Dans cette zone, des tensions foncières opposent les autochtones Guéré aux migrants, qu’ils soient ivoiriens (les « allochtones ») ou étrangers (les « allogènes »). Ces tensions ont été exacerbées lors des différentes phases de la crise politique ivoirienne. En effet, la communauté Guéré passait pour soutenir majoritairement Laurent Gbagbo, tandis que les migrants étaient considérés comme pro-Ouattara.
Sous M. Gbagbo, les Guéré ont été encouragés a récupérer les terres qu’ils avaient cédées aux migrants, déclenchant parfois des violences inter-communautaires. La victoire de M. Ouattara a ensuite ouvert la porte aux règlements de compte.
Le déplacement de dizaines de milliers de membres de divers groupes ethniques et la mort de plus d’un millier de personnes en furent les conséquences. Aujourd’hui, tout se passe entre méfiance et tentatives de réconciliation.
En savoir plus :
IRIN, 27/04/11, « Propositions de paix dans le district de Duékoué, où règne la méfiance »
la-Croix.com, 04/05/11, « Côte d’Ivoire, la peur règne à Duékoué »
AFP, 26/05/11, « Côte d’Ivoire : plus de 1.000 personnes tuées dans l’ouest durant la crise »
RFI, 02/06/11, « Justice et réconciliation à Duékoué : un exercice difficile »
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