Des hommes battus à mort avec des briques…par des FESCI

briques Des hommes battus à mort avec des briques…par des FESCI

…, des gourdins et des rondins de bois, ou abattus par des membres des milices  pro-Gbagbo ou abattus par des membres des milices pro-Gbagbo à des postes de contrôle sauvages qu’ils avaient érigés. De tels délits, prenant pour cible les Ivoiriens du Nord et les immigrés ouest-africains, ont été constatés pendant toute la crise post-électorale.

13 hommes assassinées à des postes de contrôle érigés par les milices pro-Gbagbo dans les jours qui ont suivi la marche du 16 décembre. 

Dans de nombreux cas, des témoins ont indiqué que des policiers, des gendarmes et d’autres membres des forces de sécurité ont clairement pris le parti des milices en s’abstenant d’intervenir lorsque des exactions étaient commises, en les approuvant ouvertement pendant ou après, ou en tirant même sur le corps des victimes. Nombre de ces meurtres ont été commis à quelques mètres d’un commissariat de police. Dans le cadre de la répression par les forces de police des manifestations organisées par les pro -Ouattara, des témoins ont raconté que les milices pro-Gbagbo ont aidé les forces de sécurité, tirant parfois avec leurs kalachnikovs, leurs pistolets ou leurs fusils de chasse sur des manifestants désarmés.

La plupart des meurtres commis par les milices ont eu lieu en plein jour.

Les victimes étaient généralement arrêtées à des postes de contrôle illicites et sommées de présenter leur carte d’identité. Si les miliciens considéraient que la tenue vestimentaire ou le nom des personnes arrêtées était de type musulman ou établissait leur appartenance à un groupe ethnique soutenant Alassane Ouattara, ils les entouraient, les accusaient d’être des « manifestants » ou des « rebelles » et les frappaient à mort avec des barres de fer, des rondins de bois et des briques.

Les victimes et les témoins ont dans la plupart des cas identifié les agresseurs comme étant des membres de la FESCI ou des Jeunes patriotes, soit parce que ces victimes ou ces témoins les connaissaient personnellement, soit parce que les agresseurs s’étaient présentés comme tels, soit encore parce que le lieu de l’agression le laissait penser—à proximité d’un lieu de rassemblement des Jeunes patriotes ou d’une résidence universitaire de la FESCI. [62]

 

Source: HRW

 

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