En 1993, après le décès d’Houphouët-Boigny, Guéï est limogé par son successeur Henri Konan Bédié en octobre 1995, pour avoir refusé de faire intervenir ses troupes pour réprimer les incidents qui impliquaient les partisans des partis de l’opposition RDR d’Alassane Ouattara et Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo écartés du scrutin et qui appellent au boycott actif. Il est nommé ministre mais encore renvoyé en août 1996 et mis à la retraite de l’armée en janvier 1997 ; il a été soupçonné de fomenter un coup d’État. Bédié est renversé par un coup d’État le 24 décembre 1999. Se défendant d’en être à l’origine, le général Guéï prend cependant la tête d’un Conseil national de Salut public avant de former un gouvernement avec les principaux partis d’opposition (FPI, RDR, PIT). En est exclu le PDCI, l’ancien parti unique jusque-là au pouvoir. Surnommé « le Père Noël en treillis », catholique fervent, le général Gueï déclare : « Nous sommes venus balayer la maison ». Il met en place une politique musclée contre la délinquance qui s’est développée à Abidjan à la suite de la crise économique, mais ne parvient pas à surmonter les divisions politiques ivoiriennes et à rétablir la paix et la confiance. Aux élections d’octobre 2000, après avoir fait campagne sur le thème du refus de toute corruption, il est battu par Laurent Gbagbo du Front populaire ivoirien, mais refuse de reconnaître le résultat. Aussitôt, des manifestations s’opposent à lui, et la répression qui fait environ …
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