Conflits en AFRIQUE : Le Pr. Ibrahima FALL indexe la mal-gouvernance

 Conflits en AFRIQUE : Le Pr. Ibrahima FALL indexe la mal gouvernanceibrahima fall Conflits en AFRIQUE : Le Pr. Ibrahima FALL indexe la mal gouvernanceDe nouveaux conflits naissent en Afrique avec des causes nouvelles. La bonne gouvernance reste pour autant la raison principale de la plupart des conflits actuels, d’après Ibrahima Fall, l’ancien ministre des Affaires étrangères et candidat à la présidentielle de 2012.

Passé la crise de la guerre froide et le règne des régimes autoritaires, les conflits actuels sont principalement causés par la mal gouvernance politique. Un mal des régimes actuels qui s’accompagne d’un important lot de violence, à la fois civile et militaire.C’est le point de vue exprimé, vendredi, par Ibrahima Fall, ancien ministre et candidat à la présidentielle de 2012. Pr. Fall donnait une conférence sur le thème :

« Vérité, justice et réconciliation » au profit de l’Association sénégalaise des membres de l’Ordre souverain de Malte. Occasion saisie par l’ancien diplomate de donner l’exemple de la Côte d’ivoire qui, durant ces dix dernières années, a connu deux crises successives ; l’une sur l’ivoirité (refus d’accorder la nationalité à des hommes politiques sous prétexte qu’ils ne seraient pas Ivoiriens) et l’autre sur la non reconnaissance du résultat des urnes, lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. D’après Ibrahima Fall, il a fallu à la communauté internationale faire recours à la force pour débloquer la situation.

Avant la Côte d’ivoire, la Sierra Léone, le Libéria, le Rwanda et même le Nigéria (conflit de Biafra) ont été le théâtre de violences ethniques ou, souvent, de conflits d’intérêts des hommes politiques.

« La caractéristique de la plupart de ces conflits, c’est la volonté des tenants du pouvoir de le garder, malgré toutes les raisons démocratiques de le transmettre contre la volonté de ceux qui aspirent à l’exercer démocratiquement à y renoncer malgré les réticences », estime Ibrahima Fall.

Outre ces coups de forces dont on assiste le plus souvent conduisant à des élections contestées, Ibrahima Fall n’oublie pas

les « crimes économiques » se traduisant par « une dilapidation de nos fonds, par une générosité mal faite sur les biens de la nation au profit de personnalités et de clans ».

De l’avis d’Ibrahima Fall, la problématique de la vérité, de la justice et de la réconciliation se pose toujours dans un contexte de conflit. L’ancien fonctionnaire des Nations Unies de relever « les problèmes de calendrier d’exécution et de contrariété » que pose ces trois termes.

Calendrier d’exécution ?

« Les impératifs de la paix et de la réconciliation peuvent apparaître contradictoires par rapport à l’impératif de justice et à l’impératif de vérité », répond le conférencier.

Toujours est-il que, selon lui, avant d’aboutir à une réconciliation, il est nécessaire de régler des préalables, sous peine de tomber dans les mêmes travers.


« Si l’objectif de réconciliation doit amener à ne pas pousser à l’extrême impératif de justice puisque la justice extrême peut aboutir à l’extrême injustice, d’un autre côté la réconciliation ne saurait faire table rase du passé, au risque que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets, et que le conflit puisse de nouveau renaître », prévient Ibrahima Fall.

Maguette NDONG

Source : Le Soleil

CIVVR avatar 1402139190 96x96 Conflits en AFRIQUE : Le Pr. Ibrahima FALL indexe la mal gouvernance

Site indépendant sur le processus de Vérité et réconciliation en Côte d’ivoire

CIVVR – who has written posts on Vérité et réconciliation Côte d'Ivoire.


Recherches ayant amené à cette page:

  • les conflits en Afrique de lEst de 1990 à 2012

You may also like...

Commentaires

Google+